Les liseuses vont-elles tuer les livres comme les lecteurs MP3 les CD ?


Le 15 février 2013 | Par JRGoodtime dans Case study | 1 Commentaire


kindle-VS-kobo-liseuse

Cela fait 15ans que le 1er lecteur mp3 a fait son apparition dans nos chaumières et à profondément modifié le marché de la musique, sa consommation et sa production.

Aujourd’hui le marché des liseuses (et des tablettes) est en train d’émerger de façon assez impressionnante avec des offres très agressives comme les Kobo mini à 79€ à la FNAC ou la Kindle classic à 79€ sur Amazon.

Si les fabricants sont fiers de leurs produits et de leurs ventes il en va probablement d’un autre avis chez les éditeurs. Si les ventes sont croissantes, les usages eux, ont gardé leurs mauvaises habitudes. En effet, rien de plus facile de trouver en 3 cliques un livre récent au format epub (livre numérique) gratuitement de façon “illégale”.
Soyons honnêtes, si les lecteurs mp3 n’avaient pas été aussi abordables, voir n’auraient pas vu le jour, le marché du CD et des ventes de musiques aurait été différent. J’ai peur qu’en proposant des liseuses aussi pratiques et abordables, les fabricants tuent le livre. Même si l’objet en lui-même a encore de beaux jours devant lui (aspect collection, le touché, etc…) la qualité des liseuses proposées ne cessent de s’améliorer et la facilité de pirater du contenu est de plus en plus déconcertante.

  • Comment ne pas tuer le marché du livre numérique ?

La première erreur selon moi, est le prix : le prix des ebooks ! Comme pour les mp3, les éditeurs n’ont toujours pas compris qu’un client ne paiera jamais LE MÊME prix pour un produit numérique que pour un produit physique. Cela incitera plus que tout autre chose au piratage des oeuvres.

La deuxième raison est que beaucoup de gens achètent et revendent leurs livres. Avec le numérique cela devient quasiment impossible (même si Amazon lance quelques expériences) . Impossible de revendre ou de prêter voir même de donner… là où la solution illégale permet de faire tout cela.
Mais en étant pragmatique la seule solution est la location numérique :
–  S’il n’est pas possible de revendre alors on n’est pas réellement propriétaire du contenu numérique. Si l’on n’est pas propriétaire, le tarif devrait être différent.
On partira donc sur une offre d’abonnement (comme on en voit dans la musique ou la vidéo) où l’utilisateur ne possède pas le fichier mais pas le visualiser sur la période d’abonnement. Le prix du dit abonnent devrait bien sûr être adapté et cohérent aux besoins du marché.

Prenons un exemple :
Un livre récent grand format : coûte aux alentours de 20€
Supposons que vous soyez une lecteur assez actif et que vous lisiez 3 à 4 livres pas mois (ce qui est déjà assez gros) somme que vous ne dépenseriez pas en réalité (offre > capacité d’investissement < besoin).
Le prix d’un abonnement sans engagement doit être inférieur à 20€ (19€90 😉 plus ou moins égal à l’idée que représente le prix d’un abonnement ludique chez un consommateur lambda) et permettrait de lire autant de livre que l’on souhaiterait.
Dans la réalité, beaucoup de gens lisent moins d’un livre par mois ce qui rendrait cette offre très rentable pour les éditeurs, intéressante pour les grand consommateurs et pratique pour les lecteurs occasionnels.

Enfin, cette offre devra être inter-éditeur et ne pas se multiplier sur X plateformes qui perdront en crédibilité, il faut avant tout mettre un maximum de moyens sur un seul et unique service capable de concurrencer l’offre américaine.

Que pensez-vous de cette proposition ?


Tags: , , , , , ,



Commentaires/Trackbacks/Pingbacks
  1. Thierry dit :

    Je me suis fait la même réflexion récemment. Pour l’instant ma position reste sur le bon livre papier cf mon bilet sur le sujet http://roget.biz/kindle-pour-ou-contre

Laisser un commentaire


RSS

Twitter JRGoodtime Twitter nincoroby
ToBeChanged est un blog collaboratif dédié aux nouvelles technologies, écrit à plusieurs mains par des passionnés. Nous essayons de vous faire découvrir nouveautés et réflexion, en dénichant pour vous des infos que vous ne trouverez pas sur les autres blogs de nouvelles technologies.

Partenaires


Archives